Forum - semaine du 27 octobre 2014

October 27, 2014  |  By  | 


2 FORUM Semaine du 27 octobre 2014 Ancien doyen de l’Université de Sherbrooke, où il était proes- seur jusqu’à tout récemment – son adresse de courriel s’y trouvait en- core la semaine dernière –, Réjean Hébert a mené des recherches sur le vieillissement de la population et les politiques publiques pen- dant plus de 25 ans avant de aire le saut en politique, se aisant élire comme député péquiste de la circonscription de Saint-Fran- çois, en Estrie, en 2012. Sa déaite aux dernières élections sonnait pour lui un retour à l’université. C’est le recteur de l’UdeM, Guy Breton, qui l’a invité à venir ensei- gner à l’École de santé publique (ESPUM). Le D r Hébert apportera une contribution pré- cieuse à l’UdeM par ses compétences en gériatrie et en administration des systèmes de santé. Si le D r Hébert est reconnu pour sa carrière politique – on l’a beau- coup vu dans les médias durant son mandat –, c’est l’universitaire qui a ait bonne impression auprès du doyen de l’ESPUM, Pierre Four- nier. «Son dossier à ce chapitre est très impressionnant. J’en ai vu peu d’aussi solides durant ma carrière», résume M. Fournier. Le D r Hébert, âgé de 59 ans, apportera une contri- bution précieuse à l’UdeM en vertu de ses compétences en gériatrie, en administration des systèmes de santé et en politiques publiques. Le CV du nouveau proesseur énumère les diplômes de médecine obtenus à l’Université de Sherbroo- ke, complétés par une ormation en gérontologie de l’Université Pierre- Mendès-France de Grenoble et une maîtrise en philosophie de l’épidé- miologie de l’Université de Cam- bridge. Il a été le premier directeur scientique de l’Institut du vieillis- sement des Instituts de recherche en santé du Canada, après avoir créé le Centre de recherche sur le vieillissement de l’Institut univer- sitaire de gériatrie de Sherbrooke, dont il a tenu les rênes jusqu’en 2001. Il a aussi ondé et dirigé le Ré- seau québécois de recherche sur le vieillissement. Membre de l’Acadé- mie canadienne des sciences de la santé, il n’a jamais négligé l’ensei- gnement, puisqu’il a dirigé 18 étu- diants à la maîtrise, 11 au doctorat et 5 dans des stages postdoctoraux. Universitaire et ministre En plus de ses responsabilités en matière de santé et de services sociaux, le député péquiste était ministre responsable des Aînés et de la région de l’Estrie. Il garde un excellent souvenir de son passage au Parlement, alors qu’il a mis sur pied un projet d’assurance autono- mie discuté en commission parle- mentaire. C’est sous son impulsion qu’ont été adoptées la loi créant la banque de lait maternel et celle modiant le Code civil pour acili- ter la participation à la recherche de personnes majeures inaptes. «J’ai acquis grâce à la politique une expérience inestimable, com- mente-t-il. Pour réussir à aire pas- ser ses idées, il aut savoir proter de circonstances avorables. Le timing est capital dans l’exercice du pouvoir.» Le nouveau proesseur est er de sa politique nationale de pré- vention en santé, même si son suc- cesseur, Gaétan Barrette, n’y a pas donné suite. Le concept d’as- surance autonomie, dont on ne parlait pas avant son arrivée à l’Assemblée nationale, est égale- ment une source de erté. Il constitue à son avis une solution pertinente aux problèmes du vieil- lissement de la population. «Le Québec n’y échappera pas et doit trouver des açons d’assurer les soins à long terme aux personnes âgées. L’assurance autonomie est une piste prometteuse, comme en témoignent les pays qui l’ont adop- tée, notamment le Japon et la Co- rée du Sud.» Le gériatre ajoute qu’il est arri- vé au Conseil des ministres avec une excellente connaissance du réseau, basée sur des données probantes acquises durant sa car- rière universitaire. D’ailleurs, c’est sans nostalgie qu’il retrouve le mi- lieu de l’enseignement et de la recherche. Il cite les François Bé- land, François Champagne et An- dré-Pierre Contandriopoulos, qui ont donné ses lettres de noblesse au Département d’administration de la santé de la Faculté de médecine. Des proesseurs avec qui il envisage de poursuivre ses travaux. Deux axes principaux oriente- ront ses recherches dans les pro- chaines années : l’évolution des po- litiques de santé dans un contexte de vieillissement de la population et l’amélioration des services de première ligne. La philosophie du patient-partenaire, élaborée par Vincent Dumez et Paule Lebel, l’intéresse également. Il y a donc beaucoup de pain sur la planche pour le proesseur Hé- bert, qui vient de trouver un appar- tement à Montréal. Il garde sa rési- dence à Sherbrooke, mais se réjouit à l’idée de se rapprocher de ses en- ants et de ses petits-enants. Son ls cadet, Jérôme Roberge, a ait son baccalauréat à HEC Montréal. Mathieu-Robert Sauvé Nécropsie d’un béluga Les carcasses de bélugas échoués sont analysées à la Faculté de mé- decine vétérinaire pour visionner les clips » umontreal.ca (rubrique «Forum en clips») » youtube.com/user/forumenclips » nouvelles.umontreal.ca/forum Hebdomadaire d’information de l’Université de Montréal depuis 1966 Publié par le Bureau des communications et des relations publiques 3744, rue Jean-Brillant, bureau 490, Montréal » bcrp.umontreal.ca Directrice des publications : Paule des Rivières Rédacteurs : Martin LaSalle, Dominique Nancy, Mathieu-Robert Sauvé Rédacteur-vidéaste : Bruno Girard Photographe : Amélie Philibert Reviseuse-correctrice : Sophie Cazanave Graphiste : Benoît Gougeon Impression : Transcontinental Les articles, photos et illustrations de Forum peuvent être reproduits avec mention obligatoire de la source (Journal Forum – Université de Montréal) et des auteurs. 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Ce sont souvent les jeunes garçons qui ont pour tâche d’accompagner les ruminants dans leur errance de tous les jours à la recherche d’eau et d’herbe. Les hôtes se sont montrés très soucieux du bien-être de leurs invitées. Il règne une grande cohésion entre les gens et les bêtes. Chaque vache a son nom et peut être aci- lement reconnue par son éleveur, ce qui peut surprendre quand on sait qu’une seule amille peut pos- séder 200 têtes. Si les personnes rencontrées n’étaient pas très gras- ses, aucune ne semblait sourir de sous-alimentation. Même si elle semble primitive – encore récemment, l’adolescent masai devait tuer un lion pour aire son entrée symbolique dans l’âge adulte –, cette population a un pied dans la modernité, puisque plu- sieurs éleveurs possèdent un télé- phone portable. Y aura-t-il une deuxième mis- sion en Tanzanie? La D re Veillette souhaite passer le fambeau à un collègue pour l’été 2015, compte tenu de la somme de travail néces- saire pour l’organisation de la pre- mière, soit plus de trois ans de démarches. Les vétérinaires tiennent d’ail- leurs à remercier les partenaires du projet, en particulier la D re Lieve Linen, qui dirige une clinique vété- rinaire à Arusha. Grâce à elle, les coopérantes n’ont pas eu à aire venir des produits pharmaceuti- ques d’outre-mer, ce qui se serait avéré extrêmement compliqué et long. C’est par l’intermédiaire de cette clinicienne que les doses de vaccins ont pu être acheminées dans la brousse. «L’organisme montréalais Reach Out To Huma- nity nous a soutenues dans les préparatis liés au projet et nous a aidées à établir des contacts en Tanzanie, ajoute la D re Veillette. Là-bas, la Maasai Women Educa- tional Development Organisation nous a encadrées pendant notre séjour et nous a appuyées auprès des populations masais. Sans elle, cette belle aventure aurait été im- possible. Enn, le club Rotary de Saint-Hyacinthe, le club bovin de la aculté et la société IAMS ont commandité la mission.» Les Québécoises ont terminé leur séjour par un saari au cours duquel elles ont pu admirer d’in- nombrables animaux sauvages ty- piques de la savane aricaine : élé- phants, lions, zèbres, hippopotames, etc. Les stagiaires eront une pré- sentation détaillée de leur séjour à la Faculté de médecine vétéri- naire, à Saint-Hyacinthe, en dé- cembre prochain. Mathieu-Robert Sauvé SUITE DE LA PAGE 1 SUITE DE LA PAGE 1 Réjean Hébert devient professeur à l’Université de Montréal Des vétérinaires dans la brousse de Tanzanie De gauche à droite, Marie-Ève Borris, Sara Berthiaume et Elody Asselin. Manon Veillette est à droite sur notre photo. « J’ai acquis grâce à la politique une expérience inestimable. Pour réussir à aire passer ses idées, il aut savoir profter de circonstances avorables. Le timing est capital dans l’exercice du pouvoir. » – Réjean Hébert citation de la semaine P hoto : e zekiel l eMBile k one .

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