Exposition 2014 Floren SORIS

October 9, 2014  |  By  | 


2 3 Il n’y a pas d’intention de peindre quand l’acrylique est dans le pinceau , de sculpter quand l’argile est en motte devant soi ou de dessiner quand les usains, du gras au sec, sont prêts à prendre, il n’y a que le début de quelque chose dont on ne connait ni le chemin ni l’aboutissement. Curieuse démarche humaine qui appelle à agir alors qu’il n’y a pas de projet, si ce n’est d’écarter le doute en agissant pour se convaincre, se convaincre à nouveau et toujours … mais fnalement de quoi ?, de ses qualités personnelles, peut-être ?, de la nécessité de s’exprimer ?.. oui, .. plus justement de la nécessité «naturelle» d’être. Naturel, … un mot simple en apparence, alors que c’est ce naturel même qui est l’objet de la recherche, l’on s’y heurte, parce que s’exprimer avec naturel est paradoxalement le plus difcile. Nous avons rationalisé, mentalisé nos actions, … il nous aut, pour parvenir au naturel du « coup de pinceau », oublier cette attitude mentale là. Mais, il ne audrait cependant pas réduire la démarche à une recherche naïve et purement instinctive, ce qui se passe est plus complexe encore c’est bien un naturel retrouvé, interpellant sans cesse la raison pour s’en écarter tout autant…et retrouver ce geste demande une longue pratique. La touche acrylique posée sur le blanc de la toile interroge la touche suivante et c’est cette succession de gestes posés et de réponses données qui devient action picturale, maitrise et instinct mêlés. Il en va de même du usain interrogeant la photo support dans une relation particulière qui est à la ois son eacement au proft d’une nouvelle « mise en scène ». Quant au travail de la terre et du cristal, beaucoup plus de temps est nécessaire, mais là aussi, au fnal, il y a maitrise et découverte. Toute action créatrice est par essence une action de découverte. L’incertitude de l’aboutissement, le risque de l’échec est un essentiel de la démarche créatrice. Et, à chaque ois se renouvelle ce parcours singulier. Passionnant parcours, éprouvant parcours, il n’y a pas de repos, de détente dans tout cela. Au travers des diérents modes d’expression présentés, des similitudes apparaissent qui donnent du corps au tout, c’est, nous l’espérons, l’intérêt de cette modeste édition. .s.

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